Jusqu’à quand pourra-t-on encore skier dans les Vosges ? Stations disparues, enneigement et avenir
Jusqu’à quand pourra-t-on encore skier dans les Vosges ? Du Gaschney au Tanet, du Lac Blanc au Grand Ballon, de Ventron à Belfahy, plusieurs noms qui ont accompagné des générations ont disparu. Dans les années 80, le massif comptait des dizaines de téléskis. En 2026, le ski alpin s’est considérablement réduit.
20 compétitions par saison au Gaschney dans les années 80, 8,75 jours d’ouverture moyenne au Grand Ballon, 40 jours au Lac Blanc en 2024-2025 et -21 à -29 jours à plus de 30cm à 900m d’ici 2041-2060 selon Météo-France : fermetures, jours d’ouverture et projections ci-dessous.
Quand skier dans les Vosges faisait partie du quotidien
Pour comprendre la transformation actuelle, il faut revenir à une époque où le ski vosgien ne reposait pas seulement sur quelques stations importantes. Le massif était couvert de petites installations : téléskis communaux, pistes exploitées par des clubs, stades de neige et petits domaines privés.
Ils ne proposaient parfois qu’une ou deux pistes, mais permettaient de skier près des villes et des vallées. Pour de nombreux enfants d’Alsace, des Vosges, de Haute-Saône ou du Territoire de Belfort, l’apprentissage du ski ne commençait pas dans les Alpes mais sur ces pentes de moyenne montagne.
L’histoire du Ski Club du Hohlandsbourg en donne un bon exemple. Durant l’hiver 1965-1966, une première opération de ski destinée aux enfants est mise en place. Les sorties se déroulent notamment à La Schlucht et au Tanet. Elles prennent ensuite la forme des « Mercredis de Neige », notamment au Schnepfenried.
Le club indique avoir encadré plus de 3 500 enfants entre 1966 et 2016. Pendant plusieurs décennies, prendre un car le mercredi pour aller skier dans les Vosges faisait ainsi partie de l’hiver de nombreux jeunes Alsaciens.
Les petites stations n’étaient pas seulement des lieux touristiques. Elles permettaient aux clubs, aux écoles et aux familles d’apprendre à skier à quelques dizaines de kilomètres de chez eux. La disparition de ces domaines représente donc aussi la disparition progressive d’un réseau local d’apprentissage.
Le Gaschney, symbole de la grande époque du ski sportif vosgien
Le Gaschney résume à lui seul une grande partie de l’histoire du ski alpin dans les Vosges.
Le premier téléski y est installé en 1954. Un deuxième suit en 1963, puis un télésiège en 1970. La route d’accès ouvre la même année. Avec des pentes plus soutenues que dans beaucoup de petits domaines du massif, le Gaschney attire rapidement les bons skieurs.
Dans les années 1980, la station possède un stade de slalom spécial et une piste de géant homologués par la Fédération française de ski. Selon l’historique du Gaschney, elle accueille alors jusqu’à vingt compétitions par saison.
Le domaine avait donc un tout autre statut qu’un simple téléski local. Il faisait partie des lieux importants du ski de compétition vosgien.
Le déclin s’amorce dans les années 1990. Plusieurs hivers peu enneigés fragilisent l’activité, tandis que les équipements vieillissent. Le télésiège cesse de fonctionner au milieu de cette décennie.
Le problème devient ensuite économique. Lors de trois saisons exploitées par l’association Gaschney 360°, le domaine n’ouvre que 18 jours, puis 13 jours, puis 24 jours. Les exploitants estimaient qu’il aurait fallu environ 30 jours d’ouverture par an pour atteindre la viabilité.
En 2025, le syndicat mixte décide de ne pas renouveler la délégation de service public du domaine skiable. Les autorisations d’exploitation des téléskis sont ensuite suspendues.
Le site conserve une activité hivernale, notamment autour du ski de randonnée. Mais l’époque où les remontées transportaient les skieurs sur les pentes du Petit Hohneck appartient désormais au passé.
Dans les années 1990, la carte du ski vosgien était beaucoup plus dense
Comparer le nombre de « stations » entre les années 1990 et aujourd’hui demande de la prudence. La Bresse-Hohneck ne peut évidemment pas être mise sur le même plan qu’un téléski communal de quelques centaines de mètres.
Mais le constat historique est net : au milieu des années 1990, plusieurs dizaines de domaines alpins, petits stades de neige et installations locales existaient encore dans le massif vosgien.
| Domaine | Situation autour de 1994-1995 | Situation en 2026 |
|---|---|---|
| La Bresse-Hohneck | Domaine actif | Domaine actif |
| Gérardmer – La Mauselaine | Domaine actif | Domaine actif |
| Schnepfenried | Domaine actif | Domaine actif |
| Markstein | Domaine actif | Domaine actif |
| Ballon d’Alsace | Domaine actif | Domaine actif |
| Champ du Feu | Domaine actif | Domaine actif |
| Gaschney | Station sportive active | Ski alpin abandonné |
| Tanet | Domaine actif | Remontées suspendues |
| Ventron – Frère Joseph | Domaine actif | Ski alpin arrêté |
| Lac Blanc | Domaine actif et en développement | Fin des remontées alpines à partir de 2026-2027 |
| Grand Ballon | Domaine actif | Fin de l’exploitation hivernale des remontées en 2026 |
| Collet-Retournemer | Domaine actif | Remontées disparues |
| Basse des Feignes | 2 téléskis, 5 pistes | Fermée en 1996-1997 |
| Balveurche | Stade de neige actif | Fermé |
| La Bouloie – Bussang | Domaine actif | Exploitation arrêtée en 2010 |
| Hautes-Navières – Le Valtin | Domaine actif | Exploitation arrêtée après 2018 |
| Belfahy | Téléski actif | Fermé en 1998 |
| Grand Valtin | Domaine actif | Ski alpin à l’arrêt |
Et cette liste ne comprend pas tous les petits équipements ayant existé dans le massif. Les archives de Stations Fantômes recensent également la Jumenterie au Ballon d’Alsace, le Haut-Chitelet, le Hohwald, la Côte 1000, le Col du Donon, La Grande Fosse, les Écorces ou encore le Saichy.
Tous n’étaient plus actifs en 1995. Certains avaient déjà fermé. Mais leur nombre montre à quel point le ski avait essaimé dans le massif au cours du XXe siècle.
Au Collet-Retournemer, un projet de liaison avec La Bresse-Hohneck et La Schlucht était encore officiellement présenté en 1994. Le grand téléski de Retournemer fonctionnera jusqu’en 2005. Les derniers appareils du secteur ont finalement été démantelés en 2024.
Basse des Feignes, Belfahy, Balveurche : la première vague de fermetures
La disparition des petites stations vosgiennes n’a pas commencé dans les années 2020.
À La Bresse – Basse des Feignes, deux téléskis desservaient cinq pistes. Le domaine ferme pendant la saison 1996-1997, après plusieurs années difficiles et l’impossibilité de créer une retenue destinée à la neige de culture.
À Belfahy, en Haute-Saône, le téléski installé dans les années 1960 permettait de skier sur une piste d’environ 700 mètres. L’exploitation s’arrête en 1998, après des difficultés d’enneigement.
À Balveurche, au-dessus du lac de Retournemer, un stade de neige avait été créé en 1986 autour d’un téléski Poma. Celui-ci fonctionne jusque dans les années 2000 avant d’être abandonné puis démonté.
À Bussang, La Bouloie disposait encore de trois téléskis dans les années 1990. Son exploitation ne cessera qu’en 2010. Bussang possédait alors deux domaines alpins distincts avec Larcenaire, qui existe toujours.
Aux Hautes-Navières du Valtin, les trois téléskis exploités pendant plusieurs décennies restent en activité jusqu’en 2018. Le manque de neige à seulement 800 mètres et les difficultés à recruter du personnel qualifié participent à la fin de l’exploitation.
Les mauvais hivers existaient déjà dans les années 1990
Opposer des années 1980 ou 1990 toujours enneigées à des hivers actuels sans neige serait pourtant faux.
L’exemple de Ventron est spectaculaire. Thibaut Leduc, qui dirigeait alors la station de l’Ermitage Frère Joseph, racontait qu’en 1995 il avait fallu attendre le 8 février pour voir les premiers flocons et vendre le premier forfait de la saison.
Les Vosges connaissaient donc déjà des saisons catastrophiques il y a trente ans.
C’est cette répétition qui fragilise progressivement le modèle. Les recettes deviennent irrégulières tandis que les coûts fixes restent présents.
Quand une saison de ski se résume à quelques jours d’ouverture
Les exemples récents donnent une mesure très concrète du problème. Certaines stations n’arrivent plus à exploiter leurs remontées suffisamment longtemps pour couvrir leurs charges.
| Station | Ouverture documentée | À retenir |
|---|---|---|
| Gaschney | 18 jours, puis 13, puis 24 jours sur trois saisons | Environ 30 jours étaient jugés nécessaires pour atteindre la viabilité. |
| Grand Ballon | 8,75 jours par saison en moyenne sur les six dernières saisons | Le domaine finit par arrêter ses remontées en 2026. |
| Lac Blanc | 40 jours en 2024-2025 | 30 000 journées-skieurs malgré un important équipement en neige de culture. |
| Markstein | 67 jours en 2025-2026 | Une saison qualifiée de moyenne ; 24 jours deux hivers auparavant, 56 puis 88 lors d’autres saisons récentes. |
Ces chiffres ne concernent pas les mêmes saisons et les stations n’ont pas la même taille. Mais ils montrent surtout l’extrême variabilité du ski vosgien.
Le Markstein peut passer de 24 jours d’ouverture à 88 en quelques saisons. Le Lac Blanc peut parvenir à ouvrir une quarantaine de jours grâce à ses équipements. Le Grand Ballon tombe, lui, à moins de neuf jours de moyenne sur ses dernières saisons.
Au Grand Ballon, le chiffre d’affaires moyen des six dernières saisons n’était plus que de 12 524 €. Dans le même temps, au moins 30 000 € de travaux étaient nécessaires sur les remontées, sans compter un futur remplacement de la dameuse.
À ce niveau d’exploitation, la question n’est plus de savoir s’il neige encore au Grand Ballon. Il neige toujours. La question est de savoir si les fenêtres d’enneigement sont suffisamment longues et régulières pour justifier l’entretien permanent de trois téléskis.
Enneigement dans les Vosges : ce que montrent les projections de Météo-France
Une étude de Météo-France consacrée à l’évolution de l’enneigement du massif permet de dépasser les impressions personnelles.
La période historique utilisée comme référence est 1985-2006. Plusieurs altitudes sont étudiées. Celle centrée sur 900 mètres, soit entre 750 et 1 050 mètres, est particulièrement importante : elle correspond au bas des pistes de nombreuses stations vosgiennes.
Pour la période 2041-2060, les projections montrent une hausse des températures hivernales et une baisse marquée des précipitations sous forme de neige.
| Secteur vers 900 m | Température hivernale | Précipitations neigeuses | Jours avec plus de 30 cm de neige |
|---|---|---|---|
| Hautes-Vosges | +1,2 à +1,9 °C | -22 à -31 % | -21 à -29 jours, soit -62 à -85 % |
| Ballon d’Alsace | +1,2 à +2,0 °C | -17 à -34 % | -25 à -39 jours, soit -52 à -81 % |
| Schirmeck / Champ du Feu | +1,1 à +1,9 °C | -17 à -27 % | -11 à -16 jours, soit -69 à -100 % |
Il faut bien comprendre ce que disent ces chiffres. Les précipitations hivernales totales ne sont pas promises à une disparition spectaculaire. Dans certains scénarios, elles augmentent même légèrement.
Mais avec des températures plus élevées, une part croissante tombe sous forme de pluie plutôt que de neige.
Météo-France prévoit également un début d’enneigement plus tardif et surtout une fin plus précoce. La saison neigeuse se resserre progressivement autour de janvier et février.
Les résultats ne sont évidemment pas identiques à 800, 1 000, 1 200 ou 1 350 mètres. L’altitude, l’exposition et la topographie deviennent donc de plus en plus déterminantes.
Le Lac Blanc montre les limites de la neige de culture
Le Lac Blanc constitue probablement le cas le plus important de ces dernières années.
La station avait anticipé depuis longtemps les difficultés d’enneigement. Son histoire montre au contraire des investissements très précoces dans la neige de culture.
| Année | Évolution de l’enneigement artificiel au Lac Blanc |
|---|---|
| 1982 | Installation de 9 enneigeurs automatiques. |
| 1985 | 19 enneigeurs supplémentaires permettent d’équiper entièrement Montjoie. |
| 1987 | 12 enneigeurs équipent la partie basse du stade de slalom. |
| 1992 | L’ensemble de l’installation est automatisé et piloté par ordinateur. |
| 1995 | La deuxième partie du stade de slalom est équipée. |
| 1997 | La capacité de production est doublée. |
Le Lac Blanc a donc investi dans la neige de culture pendant plus de quarante ans. En 2005, il inaugure même un télésiège débrayable six places, un équipement important à l’échelle des Vosges.
Malgré cet équipement, la saison 2024-2025 se limite à 40 jours d’ouverture et environ 30 000 journées-skieurs. L’hiver suivant, 43 jours sont comptabilisés.
Le 1er juillet 2026, le comité syndical décide finalement de mettre fin à l’exploitation des remontées mécaniques alpines à compter de la saison 2026-2027.
Le domaine nordique n’est pas concerné de la même manière. C’est bien le modèle économique des remontées du domaine alpin qui s’arrête.
L’historique officiel du Lac Blanc permet de suivre année par année l’évolution du domaine et de ses équipements.
Pourquoi les stations de ski ferment-elles dans les Vosges ?
Une station ne ferme généralement pas parce qu’il n’y aurait soudainement plus un seul flocon de neige.
Le mécanisme est beaucoup plus progressif.
❄️ Une ou plusieurs saisons courtes réduisent les recettes
📉 Le nombre de forfaits vendus devient très irrégulier
🔧 Les remontées continuent pourtant à nécessiter entretien et contrôles
🚜 Une dameuse, un téléski ou un enneigeur arrive en fin de vie
💶 L’investissement devient difficile à amortir sur quelques semaines
⛔ La collectivité ou l’exploitant décide finalement de ne plus poursuivre
Le changement climatique intervient donc au début de la chaîne en réduisant les périodes favorables au ski, mais il n’est pas la seule cause immédiate de chaque fermeture.
L’âge des équipements, le coût des grandes inspections, le personnel qualifié, la fréquentation, la possibilité de produire de la neige et les décisions des collectivités ont également un rôle majeur.
Les Hautes-Navières en donnent un bon exemple. La station, située autour de 800 mètres, connaissait des ouvertures de plus en plus courtes. Mais son exploitant expliquait également ne plus parvenir à recruter les mécaniciens et pisteurs nécessaires, ceux-ci préférant travailler dans des domaines offrant une saison plus longue.
Tanet, Gaschney, Lac Blanc, Grand Ballon : quatre coups d’arrêt en quelques années
La chronologie récente montre surtout que les arrêts se rapprochent.
Au Tanet, un arrêté préfectoral du 7 février 2025 suspend l’exploitation des appareils de la station.
Au Gaschney, le syndicat mixte décide en juillet 2025 de ne pas renouveler la délégation de service public. L’exploitation des téléskis est ensuite suspendue.
Au Lac Blanc, l’arrêt définitif des remontées alpines est voté en juillet 2026.
Deux mois plus tard, le Grand Ballon annonce à son tour la fin de l’exploitation hivernale de ses trois téléskis.
Les premières fermetures touchaient souvent des téléskis isolés et de très petits domaines. Le Lac Blanc était d’une autre dimension : quinze pistes, huit remontées avant l’arrêt, un télésiège débrayable et plusieurs décennies d’investissements dans la neige de culture.
Où pourra-t-on encore skier dans les Vosges en 2026-2027 ?
La contraction du réseau ne signifie pas la fin du ski dans le massif. Plusieurs stations restent clairement engagées dans le ski alpin.
La Bresse-Hohneck reste le principal domaine alpin des Vosges, avec 30 pistes et un sommet du domaine à 1 350 mètres.
Gérardmer – La Mauselaine, le Schnepfenried, le Markstein, le Ballon d’Alsace, le Champ du Feu et la Planche des Belles Filles constituent également les principaux domaines encore actifs.
D’autres sites beaucoup plus modestes existent toujours : La Bresse-Lispach, La Bresse-Brabant, Larcenaire à Bussang, Le Poli à Xonrupt-Longemer, La Schlucht, Les Bagenelles, Rochesson – Les Truches ou le champ de neige du Haut-du-Tôt.
Ces domaines ne disposent toutefois pas tous des mêmes moyens. La Bresse-Hohneck possède plusieurs centaines d’enneigeurs. À l’autre extrémité, une petite installation communale peut reposer sur une seule remontée et dépendre presque entièrement des chutes naturelles.
Jusqu’à quand pourra-t-on encore skier dans les Vosges ?
Il n’existe pas de date à partir de laquelle le ski alpin disparaîtrait soudainement de l’ensemble des Vosges.
La Bresse-Hohneck ne se trouve pas dans la même situation qu’un téléski installé à 800 mètres. Une piste orientée favorablement ne conserve pas la neige comme une pente exposée au soleil. Un domaine équipé en neige de culture ne possède pas les mêmes possibilités qu’une station dépendant entièrement des chutes naturelles.
Les projections climatiques donnent cependant une direction claire : les périodes d’enneigement suffisamment importantes se raccourcissent à basse et moyenne altitude.
Pour les petits domaines, l’avenir pourrait donc se jouer moins sur l’absence totale de neige que sur la multiplication des saisons où il devient impossible d’ouvrir assez longtemps.
Le ski vosgien semble ainsi se diriger vers une concentration autour d’un nombre plus réduit de stations. Les domaines capables d’investir, de produire de la neige lorsque les températures le permettent et d’attirer suffisamment de skieurs disposent de davantage de marge.
À l’inverse, chaque grande inspection ou chaque remplacement de remontée peut devenir décisif pour un téléski ne fonctionnant que quelques week-ends par hiver.
Il y a trente ans, il était encore possible de skier au Gaschney, au Tanet, à Ventron, au Grand Ballon, à la Basse des Feignes, à Balveurche, à La Bouloie ou aux Hautes-Navières.
Plusieurs de ces stations faisaient partie de la vie locale. Elles accueillaient les enfants, les clubs, les courses et les skieurs à la journée. Certaines possédaient plusieurs remontées, voire un télésiège.
Une partie de cette carte appartient désormais à l’histoire.
La question n’est donc plus de savoir si le ski dans les Vosges est en train de changer. Il a déjà changé. Reste à savoir jusqu’où ira cette contraction et combien de domaines seront encore capables, dans vingt ou trente ans, de réunir suffisamment de froid, de neige, de journées d’ouverture et de skieurs pour continuer à faire fonctionner leurs remontées.
Pour retrouver l’histoire des anciennes stations vosgiennes
Plusieurs sites permettent de retrouver les plans, les remontées et l’histoire des domaines aujourd’hui disparus. Stations Fantômes possède notamment une importante documentation consacrée au massif des Vosges.
| Ancienne station | Archive |
|---|---|
| Collet-Retournemer | Voir l’historique |
| Gaschney | Voir l’historique |
| Balveurche | Voir l’historique |
| La Bouloie | Voir l’historique |
| Hautes-Navières | Voir l’historique |
| Basse des Feignes | Voir l’historique |
FAQ – Quel avenir pour le ski dans les Vosges ?
Afficher les questions et réponses
Quelles stations de ski ont récemment fermé dans les Vosges ?
Ventron a arrêté son domaine alpin en 2020. Le Tanet a vu l’exploitation de ses remontées suspendue en 2025, le Gaschney a abandonné le ski alpin en 2025, tandis que le Lac Blanc et le Grand Ballon ont décidé en 2026 de mettre fin à l’exploitation de leurs domaines alpins.
Pourquoi les petites stations des Vosges ferment-elles ?
Les saisons courtes réduisent les recettes tandis que les coûts d’entretien, de contrôle des remontées, de personnel et de damage restent élevés. Le climat intervient donc avec d’autres facteurs économiques et techniques.
La neige de culture peut-elle garantir l’avenir du ski dans les Vosges ?
Non. Elle permet de sécuriser certaines pistes pendant les périodes suffisamment froides, mais elle ne garantit pas une saison longue. Le Lac Blanc disposait d’un important réseau de neige de culture et a néanmoins arrêté l’exploitation de ses remontées alpines à partir de 2026-2027.
Photo de couverture : HagridLiving / Wikimedia Commons — licence CC BY-SA 4.0.
