Les 15 plus beaux cols des Alpes 2026 : guide voiture, moto, vélo
Du col de l’Iseran à 2764 m, plus haut col routier des Alpes françaises, à la Cime de la Bonette à 2802 m, en passant par le mythique col du Galibier et la Casse Déserte de l’Izoard, les Alpes regorgent de routes d’exception.
Que vous soyez en voiture, à moto ou à vélo, voici notre sélection des 15 plus beaux cols des Alpes. Altitude, département, particularité, période d’ouverture et conseils : tout ce qu’il faut savoir pour préparer votre itinéraire.
Les plus beaux cols des Alpes : tableau comparatif
| Col | Altitude | Département | À retenir |
|---|---|---|---|
| Col du Galibier | 2 642 m | Savoie / Hautes-Alpes | Le grand col du Tour de France |
| Col de l’Iseran | 2 764 m | Savoie | Le plus haut col routier des Alpes françaises |
| Col d’Izoard | 2 360 m | Hautes-Alpes | La Casse Déserte et ses roches ruiniformes |
| Col de la Bonette et Cime de la Bonette | 2 715 m / 2 802 m | Alpes-de-Haute-Provence / Alpes-Maritimes | La boucle routière la plus haute de France |
| Col Agnel | 2 744 m | Hautes-Alpes | Un passage frontalier très haut entre Queyras et Italie |
| Col de la Croix de Fer | 2 067 m | Savoie | Lacs, barrages et vues sur les Grandes Rousses |
| Col du Glandon | 1 924 m | Savoie | Une montée raide et plus sauvage que la Croix de Fer |
| Col de la Madeleine | 1 993 m | Savoie | Longues pentes, grands alpages et vue sur le Mont-Blanc |
| Col du Télégraphe | 1 566 m | Savoie | La première partie de l’enchaînement vers le Galibier |
| Col de Joux Plane | 1 691 m | Haute-Savoie | Une montée courte, dure et très liée au Tour |
| Cormet de Roselend | 1 968 m | Savoie | Le lac de Roselend et une route qui traverse le Beaufortain |
| Col de la Colombière | 1 613 m | Haute-Savoie | Un col des Aravis très apprécié des cyclistes |
| Col du Mont-Cenis | 2 081 m | Savoie | Un immense lac d’altitude au-dessus de la Haute-Maurienne |
| Col de Vars | 2 108 m | Hautes-Alpes / Alpes-de-Haute-Provence | Le passage entre Guillestrois et vallée de l’Ubaye |
| Col du Lautaret | 2 058 m | Hautes-Alpes | La Meije, les glaciers et la route vers le Galibier |
La route principale franchit le col de la Bonette à 2 715 m. La boucle autour de la Cime de la Bonette monte jusqu’à 2 802 m.
1. Col du Galibier (2 642 m)
À 2 642 mètres d’altitude, le col du Galibier est probablement le nom qui revient le plus souvent lorsqu’on parle des grands cols alpins. Pourtant, ce n’est pas le plus haut de France. S’il est devenu une référence, c’est parce qu’il réunit presque tout ce que les amoureux de la montagne recherchent : une longue ascension, un environnement minéral, des sommets à plus de 3 000 mètres et une histoire intimement liée au Tour de France.
Depuis Valloire, l’ascension s’étire sur près de 18 kilomètres après le col du Télégraphe. Les derniers lacets sont les plus marquants. La végétation disparaît progressivement et laisse place à un paysage de haute montagne où la route semble grimper jusqu’au ciel.
Depuis le sommet, le regard est immédiatement attiré par la Meije (3 984 m), l’un des sommets les plus impressionnants du massif des Écrins. Même au cœur de l’été, quelques névés subsistent souvent autour du col.
Les cyclistes le connaissent pour ses longues rampes au-dessus de 2 000 mètres, où l’altitude commence réellement à peser sur les jambes. Les motards et les automobilistes apprécient surtout la beauté de la route et l’enchaînement naturel avec le col du Lautaret.
Le Galibier reste également l’un des cols les plus mythiques du Tour de France. Depuis plus d’un siècle, il a souvent joué un rôle décisif dans la course, avec des attaques restées célèbres.
2. Col de l’Iseran (2 764 m)
Avec 2 764 mètres d’altitude, l’Iseran est le plus haut col routier des Alpes françaises. Il relie Val-d’Isère à la vallée de la Maurienne par une route qui ne reste ouverte que quelques mois par an.
Depuis Val-d’Isère, la montée paraît presque douce pendant plusieurs kilomètres avant que la route ne s’élève franchement au-dessus de la limite des arbres. Plus on approche du sommet, plus le décor devient minéral. Les torrents, les névés et les glaciers remplacent progressivement les alpages.
Le sommet possède une ambiance très différente de celle du Galibier. Ici, les montagnes semblent plus vastes, les vallées plus ouvertes et la sensation d’altitude est encore plus marquée.
L’Iseran est aussi un col exigeant à vélo. L’air plus rare au-dessus de 2 500 mètres surprend souvent les cyclistes qui découvrent la haute montagne.
Le Tour de France y passe régulièrement, même si les organisateurs doivent parfois composer avec un enneigement encore important en début d’été.
3. Col d’Izoard (2 360 m)
Il suffit d’arriver à la Casse Déserte pour comprendre pourquoi l’Izoard figure dans presque tous les classements des plus beaux cols des Alpes.
À 2 360 mètres, la route traverse un décor étonnant fait de roches claires, de pinacles et d’éboulis. On se croirait presque dans un paysage lunaire.
L’ascension depuis Briançon est régulière, tandis que le versant venant d’Arvieux alterne passages en forêt et grands espaces ouverts avant de déboucher sur la Casse Déserte.
Les amateurs de photographie y trouvent facilement leur bonheur. Les premiers rayons du soleil mettent particulièrement en valeur les formations rocheuses.
Le col d’Izoard fait lui aussi partie de l’histoire du Tour de France. Fausto Coppi, Louison Bobet ou encore Marco Pantani y ont construit une partie de leur légende.
4. Col de la Bonette et Cime de la Bonette (2 715 m / 2 802 m)
La Bonette entretient une petite confusion depuis des années. Le col de la Bonette culmine à 2 715 mètres, mais la route effectue ensuite une boucle autour de la Cime de la Bonette, qui atteint 2 802 mètres. C’est cette boucle qui en fait la route asphaltée la plus haute de France.
Depuis Jausiers, la montée dépasse les 24 kilomètres. Les premiers lacets traversent une vallée encore verdoyante avant de gagner progressivement un univers presque minéral. Plus on approche du sommet, plus la végétation disparaît.
La boucle finale mérite vraiment le détour. En quelques centaines de mètres, le regard s’ouvre sur les Alpes du Sud dans toutes les directions. Par temps clair, la sensation d’espace est impressionnante.
La Bonette attire autant les cyclistes que les motards. Les premiers viennent relever un défi physique de près de deux heures d’ascension. Les seconds apprécient une route large, bien entretenue et très roulante.
Le Tour de France y est passé à plusieurs reprises, mais ce col reste surtout célèbre pour son altitude et son isolement. Même au mois de juillet, il n’est pas rare d’apercevoir quelques plaques de neige au bord de la route.
5. Col Agnel (2 744 m)
À la frontière entre la France et l’Italie, le col Agnel donne souvent l’impression d’être loin de tout. C’est d’ailleurs ce qui fait son charme.
Depuis Château-Ville-Vieille, dans le Queyras, la montée traverse d’abord des forêts puis des alpages avant de déboucher sur une haute montagne très ouverte. Les derniers kilomètres sont presque entièrement dépourvus de végétation.
Le sommet marque la frontière italienne. D’un côté s’étendent les vallées du Queyras, de l’autre celles du Piémont. Peu de cols français donnent une telle impression de basculer d’un univers à un autre en quelques mètres.
Les cyclistes connaissent bien l’Agnel pour ses longues rampes à plus de 2 500 mètres. La difficulté ne vient pas seulement de la pente, mais aussi de l’altitude, qui finit toujours par se faire sentir.
Moins fréquenté que le Galibier ou l’Iseran, il garde une ambiance beaucoup plus calme, même en plein été.
6. Col de la Croix de Fer (2 067 m)
Le col de la Croix de Fer ne cherche pas à impressionner par son altitude. Ce qui marque ici, c’est la variété des paysages.
Depuis Saint-Jean-de-Maurienne, la route traverse plusieurs villages avant de grimper vers les grands alpages. En approchant du sommet, les panoramas s’élargissent sur les Aiguilles d’Arves, les Grandes Rousses et plusieurs barrages de montagne.
Le col est relié au Glandon par une courte route qui permet d’enchaîner deux grands noms du cyclisme au cours de la même journée.
À vélo, la Croix de Fer fait partie des ascensions les plus exigeantes des Alpes. La montée dépasse les 29 kilomètres depuis la Maurienne et demande une bonne gestion de l’effort, surtout lorsque la chaleur s’invite dans la vallée.
Les photographes apprécient particulièrement les environs du sommet, où les lacs et les prairies offrent un contraste saisissant avec les reliefs plus minéraux des massifs voisins.
7. Col du Glandon (1 924 m)
Le Glandon vit souvent dans l’ombre de la Croix de Fer. Pourtant, beaucoup de cyclistes le considèrent comme plus exigeant.
Depuis La Chambre, la montée dépasse les 21 kilomètres avec plusieurs passages où la pente dépasse largement les 10 %. Contrairement à d’autres grands cols alpins, il y a peu de répit. Les changements de rythme sont fréquents et les derniers kilomètres demandent encore beaucoup d’énergie.
Le sommet reste très ouvert, entouré de prairies d’altitude où les troupeaux passent l’été. À quelques centaines de mètres seulement, la route rejoint la Croix de Fer. Les deux cols sont si proches qu’ils sont souvent gravis le même jour.
Le Tour de France les enchaîne régulièrement, et il n’est pas rare que les premières attaques des favoris aient lieu sur ces pentes.
8. Col de la Madeleine (1 993 m)
Le col de la Madeleine ne dépasse pas les 2 000 mètres, mais il fait partie des ascensions qui laissent des souvenirs aux cyclistes.
Depuis La Léchère, la montée atteint près de 26 kilomètres. Les premiers kilomètres traversent plusieurs hameaux avant de rejoindre de grands alpages où les vues deviennent de plus en plus dégagées.
Le sommet est connu pour son vaste panorama. Par beau temps, le regard porte sur le massif de la Vanoise, le Beaufortain et, plus au nord, le Mont-Blanc.
L’été, les producteurs de Beaufort installent parfois des points de vente à proximité du col. Une bonne occasion de repartir avec quelques spécialités locales avant de reprendre la route.
Le Tour de France y revient régulièrement depuis plusieurs décennies. Même si la pente reste souvent régulière, la longueur de l’ascension suffit à faire de gros écarts entre les meilleurs grimpeurs.
9. Col du Télégraphe (1 566 m)
Le Télégraphe est souvent présenté comme « le petit frère du Galibier ». En réalité, il mérite largement qu’on s’y arrête.
Depuis Saint-Michel-de-Maurienne, la route grimpe pendant une douzaine de kilomètres dans une forêt de résineux. L’ambiance est très différente de celle du Galibier. Ici, les paysages restent fermés jusqu’aux derniers kilomètres.
Pour les cyclistes, le Télégraphe représente surtout la première partie d’une ascension mythique. Après une courte descente sur Valloire, il faut encore gravir les 18 kilomètres du Galibier.
Les motards apprécient particulièrement cette portion pour son revêtement de qualité et ses nombreux virages réguliers.
Gravir le Télégraphe puis le Galibier dans la même journée reste l’un des grands classiques des Alpes françaises.
10. Col de Joux Plane (1 691 m)
Aucun cycliste ne sous-estime Joux Plane. Malgré son altitude modeste, ce col fait partie des montées les plus difficiles des Alpes.
Depuis Samoëns, la pente dépasse régulièrement les 9 %, avec plusieurs passages encore plus raides. Il y a très peu de portions où récupérer.
Au sommet, le paysage change complètement. Le lac de Joux Plane apparaît au pied des falaises et, lorsque le ciel est dégagé, le massif du Mont-Blanc domine l’horizon.
Le Tour de France y a souvent connu des retournements de situation. Les écarts se créent rarement dans les premiers kilomètres, mais plutôt dans la partie finale, lorsque la pente devient la plus exigeante.
Après le col, la descente vers Morzine est l’une des plus connues des Alpes. Technique, rapide et sinueuse, elle demande de rester vigilant, aussi bien à vélo qu’en moto.
11. Cormet de Roselend (1 968 m)
S’il ne fallait retenir qu’un seul col pour sa beauté, le Cormet de Roselend ferait partie des favoris. Ici, ce n’est pas la difficulté de la montée qui marque les esprits, mais le décor.
Depuis Beaufort, la route grimpe tranquillement au milieu des alpages avant d’arriver au lac de Roselend. Sa couleur change au fil de la journée. Certains matins, il prend une teinte turquoise presque irréelle. En fin d’après-midi, il reflète les sommets du Beaufortain.
Quelques kilomètres plus loin, la route franchit le Cormet de Roselend avant de redescendre vers Bourg-Saint-Maurice.
Les cyclistes apprécient cette ascension pour sa régularité. Les motards, eux, viennent surtout pour la qualité de la route et les nombreux points de vue où il est facile de s’arrêter.
Le Tour de France l’emprunte régulièrement, mais il reste beaucoup moins fréquenté que le Galibier ou l’Iseran.
12. Col de la Colombière (1 613 m)
Entre Le Grand-Bornand et Le Reposoir, le col de la Colombière possède une identité bien à lui.
Le versant sud traverse de vastes pâturages dominés par les falaises du Bargy. L’atmosphère est très différente de celle des grands cols de haute altitude. Ici, les chalets d’alpage, les vaches et les cloches remplacent les paysages minéraux.
La montée depuis Le Grand-Bornand reste soutenue, avec plusieurs kilomètres autour de 8 %. À vélo, elle demande un bon coup de pédale, mais elle reste accessible à la plupart des cyclistes entraînés.
Le sommet constitue également un excellent point de départ pour plusieurs randonnées, notamment vers les lapiaz du Bargy.
13. Col du Mont-Cenis (2 081 m)
Le Mont-Cenis ne ressemble à aucun autre col des Alpes françaises.
En arrivant au sommet, la route longe un immense lac d’altitude dont les eaux prennent des nuances de bleu et de vert selon la lumière. Les vastes plateaux qui entourent le col donnent presque l’impression d’avoir quitté les Alpes françaises.
Cette route a longtemps constitué l’un des principaux passages entre la France et l’Italie. Napoléon y est passé, tout comme des générations de marchands et de voyageurs bien avant l’ouverture du tunnel du Fréjus.
L’ascension depuis Lanslebourg-Mont-Cenis reste régulière. Une fois au sommet, il est difficile de résister à l’envie de poursuivre quelques kilomètres vers l’Italie tant le paysage change progressivement.
Pour beaucoup, le Mont-Cenis fait partie des plus belles routes panoramiques des Alpes.
14. Col de Vars (2 108 m)
Le col de Vars relie Guillestre à la vallée de l’Ubaye. Sans atteindre l’altitude des plus grands cols alpins, il reste l’un des passages incontournables des Alpes du Sud.
Depuis Guillestre, la montée alterne longues courbes et villages de montagne avant d’arriver dans les grands espaces qui entourent la station de Vars.
Les paysages évoluent sans cesse. Les forêts laissent progressivement place aux alpages, puis aux reliefs plus minéraux proches du sommet.
Le Tour de France y passe régulièrement. Les pourcentages restent raisonnables, mais l’enchaînement avec d’autres cols du secteur en fait souvent une étape décisive.
15. Col du Lautaret (2 058 m)
Le Lautaret clôt cette sélection, non pas parce qu’il serait moins beau que les autres, mais parce qu’il sert souvent de porte d’entrée vers les plus hauts sommets des Écrins.
Depuis le col, la Meije (3 984 m) domine littéralement le paysage. Peu d’endroits permettent d’observer d’aussi près ses glaciers sans quitter la route.
Contrairement à beaucoup d’autres grands cols alpins, le Lautaret présente une pente relativement douce. C’est l’une des raisons pour lesquelles il reste ouvert plus longtemps dans l’année et constitue un axe important entre Grenoble et Briançon.
L’été, les botanistes connaissent bien les lieux grâce au Jardin alpin du Lautaret, qui rassemble plusieurs milliers d’espèces de plantes de montagne venues du monde entier.
Pour les cyclistes, le Lautaret est souvent une étape avant de poursuivre vers le Galibier. Pour les voyageurs, c’est un col où l’on prend le temps de s’arrêter, simplement pour admirer le panorama sur la Meije.
Quel est le plus beau col des Alpes ?
Il n’existe évidemment pas de réponse universelle.
Les amateurs de cyclisme citeront souvent le Galibier, devenu une légende grâce au Tour de France. Ceux qui recherchent l’altitude retiendront l’Iseran ou la Bonette. Les passionnés de photographie évoqueront volontiers le Cormet de Roselend ou le Mont-Cenis, tandis que les amoureux des paysages minéraux auront un faible pour l’Izoard.
Une chose est sûre : chacun de ces quinze cols mérite largement le détour. Que l’on voyage à vélo, à moto ou en voiture, ils font partie de ces routes dont on se souvient longtemps après les avoir franchies.
FAQ Cols des Alpes
Quel est le plus beau col des Alpes ?
Il n’existe pas de réponse unique. Le Galibier reste le plus emblématique grâce au Tour de France, tandis que le Cormet de Roselend, le Mont-Cenis ou le col de l’Iseran séduisent par leurs paysages. Tout dépend si l’on privilégie le défi sportif, les panoramas ou le plaisir de la route.
Quel est le plus haut col routier des Alpes françaises ?
Le col de l’Iseran, en Savoie, est le plus haut col routier des Alpes françaises avec une altitude de 2 764 mètres. La route relie Val-d’Isère à Bonneval-sur-Arc et n’est généralement ouverte que de juin à octobre.
Quel est le col le plus difficile à monter à vélo ?
Le Galibier, l’Iseran, la Croix de Fer, le Glandon et Joux Plane figurent parmi les ascensions les plus exigeantes des Alpes. Leur difficulté dépend de la longueur du versant emprunté, du dénivelé et de l’altitude.
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Photo de couverture : SchiDD / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

