De Venosc au glacier des Deux Alpes : randonnée de plus de 2000 m de dénivelé entre forêt et haute montagne
Les itinéraires de randonnée aux Deux Alpes sont innombrables. Du lac du Lauvitel au col de la Muzelle en passant par les vallons de Lanchâtra ou le tour du Pied Moutet, les sentiers ne manquent pas. Pour ceux qui recherchent une randonnée sportive et engagée, il est possible de rejoindre le glacier du Mont-de-Lans depuis le village de Venosc. Une sortie longue et exigeante, avec plus de 2000 mètres de dénivelé positif et des paysages qui changent radicalement au fil de l’ascension.
Infos pratiques
- Départ : Venosc
- Arrivée : glacier du Mont-de-Lans
- Dénivelé positif : environ 2100 m
- Altitude maximale : environ 3200 m
- Distance : 16 km
- Durée : variable selon le rythme mais de 6h à 8h
- Difficulté : très difficile
- Période idéale : été
- Retour conseillé : téléphérique du Jandri
- Points d’eau : Lac Noir et les petits lacs du Jandri
- Exposition : très forte après 2000 m
De Venosc aux Deux Alpes : une montée exigeante en forêt
Le départ s’effectue dans le village de Venosc, à proximité de l’église Saint-Pierre, en empruntant le sentier situé à gauche du cimetière. Après la traversée du hameau du Courtil, la montée vers Les Deux Alpes débute réellement, dans une forêt agréable et fraîche. Un contraste appréciable, car la majeure partie de la randonnée est très exposée au soleil.
La pente est soutenue dès les premiers lacets. Mieux vaut gérer son effort dès le départ car la randonnée est longue et particulièrement physique, d’autant que le sentier est fait de grandes marches dans son dernier tiers. Selon le rythme adopté, il faut généralement entre 1h30 et 2h pour rejoindre la station des Deux Alpes, qu’il faut ensuite traverser en direction du télémix du Diable.
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Le secteur du Diable : premières vues sur le Vénéon
À droite de la remontée mécanique, un petit sentier permet de poursuivre l’ascension en direction du secteur du Diable. Le début reste relativement roulant avant une nouvelle portion plus pentue. Après les derniers passages boisés, le paysage s’ouvre progressivement sur Venosc, la vallée du Vénéon et la Roche de la Muzelle.
La montée jusqu’au Diable est éprouvante et laisse peu de répit. À 2400 mètres d’altitude, une pause au restaurant du Diable au Cœur peut permettre de récupérer un peu avant la suite de l’itinéraire.
Une ambiance minérale vers Super Diable et la Toura
Le sentier continue ensuite vers la Tête Moute, en longeant le télésiège de Super Diable. L’ambiance change totalement : la végétation disparaît peu à peu au profit d’un environnement minéral, presque lunaire par endroits.
La pente reste régulière mais un peu moins difficile jusqu’au sommet du télésiège, à 2800 mètres d’altitude. Le panorama mérite largement une courte pause, avec des vues sur la Muzelle, l’Aiguille de Venosc et les vallons de Lanchâtra.
L’itinéraire devient ensuite plus doux. On emprunte un large chemin qui n’est autre que la piste de ski reliant Super Diable au secteur de la Toura en hiver. On passe devant la gare d’arrivée du télésiège de Bellecombe qui fait office de repère. Cette portion plus facile permet de souffler un peu avant la dernière difficulté de la journée.
En direction de la Toura, on emprunte un sentier à droite du télésiège de la Toura et traversant le téléski de l’Envers. Le décor reste très minéral. Les pierriers se multiplient et la pente se redresse progressivement jusqu’au sommet du télésiège.
L’ascension finale vers le glacier du Mont-de-Lans
Depuis la Toura, le sentier se dirige vers le lac Noir et les petits lacs du Jandri. Une portion plus sauvage où le balisage peut parfois manquer de lisibilité. Il faut rester attentif pour conserver le bon itinéraire.
La montée finale vers le glacier du Mont-de-Lans n’est pas forcément la plus technique, mais elle intervient après une longue accumulation d’efforts. À près de 3000 mètres d’altitude, le souffle devient plus court et la fatigue se fait davantage ressentir.
Le sentier progresse dans des pierriers exposés plein sud, sans la moindre zone d’ombre. Il est indispensable de prévoir suffisamment d’eau et de bien se protéger du soleil.
On évolue sur un secteur loin des paysages luxuriants de la moyenne montagne, et l’environnement peut rebuter, avec des pylônes et les terrassements des pistes de ski, mais les sommets environnants valent le coup d’œil.
Les derniers lacets permettent finalement d’atteindre le sommet du secteur du glacier, à proximité de la gare du téléphérique du Jandri, à environ 3200 mètres d’altitude.
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Une vue surprenante sur les Écrins et le Mont-Blanc
L’arrivée récompense largement les efforts fournis. Par temps dégagé, la vue s’étend jusqu’au Mont-Blanc, mais aussi vers plusieurs sommets majeurs du massif des Écrins. Le Dôme des Écrins apparaît notamment au second plan du glacier, tandis que le Pic Blanc de l’Alpe d’Huez domine l’horizon sur la gauche.
Le restaurant d’altitude des Glaciers permet également de faire une pause bien méritée avant la descente.
Selon la période et l’heure de la journée, il est même possible de croiser des skieurs revenant du glacier après une matinée de ski d’été.
Comment redescendre ?
Pour la descente, le plus raisonnable reste d’emprunter le téléphérique 3S du Jandri afin de rejoindre rapidement la station des Deux Alpes. Il est ensuite possible de redescendre jusqu’à Venosc en utilisant la télécabine ou à pied pour les plus motivés.
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